mars 2026

Les cyanobactéries, malgré une éventuelle ressemblance superficielle et écologique, ne sont pas des algues : ce sont bien des bactéries comme leur nom l’indique, alors que les algues sont des eucaryotes. Ce sont le plus souvent des formes filamenteuses de consistance éventuellement gluante, dont le plus grand nombre est microscopique. Elles peuvent prendre diverses couleurs et sont rarement bleues mais plus souvent rouges, vertes avec des reflets bleutés, violettes, brunes, jaunes ou orangées Ces couleurs viennent des pigments bleus (phycocyanines) et rouges (phycoérythrines) qui masquent la chlorophylle.

L’examen au microscope d’un fragment de gelée de nostoc monté entre lame et lamelle montre un grand nombre de filaments non ramifiés, incorporés dans une gelée transparente (qui offre une très bonne protection contre la dessiccation), et formés de la réunion d’un grand nombre de cellules globulaires, légèrement ovales. Leur contenu ne laisse apparaître ni noyau ni plastes, ce qui indique que nous sommes en présence de cellules bactériennes. Ces dernières sont photosynthétiques, comme le prouve la coloration bleu verdâtre du contenu cellulaire, due à la présence de pigments (chlorophylles et phycobilines). Elles ont probablement été l’une des premières formes de vie sur Terre.

Les adultes, massifs, mesurent jusqu’à trois centimètres et cinq centimètres d’envergure. Le corps, entièrement noir, avec des reflets bleu métallique, est couvert de poils. Les ailes membraneuses sont translucides mais foncées, leur couleur allant du brun-cramoisi au violet. Le mâle se reconnaît par la présence de deux articles orange à roses près de l’extrémité des antennes. Bien qu’ils ne soient pas xylophages, leurs robustes mandibules leur permettent de construire leur nid dans du bois ; il se compose de plusieurs galeries parallèles débouchant sur une ouverture unique. Ces galeries peuvent contenir des logettes pour le développement des larves : au printemps, quelques dizaines d’œufs y sont pondus (un par logette), et après éclosion, les larves se nourrissent d’un mélange de pollen et de nectar, déposé par la femelle dans chaque logette lors de la ponte. Les larves, blanc cassé, mesurent de deux à trois centimètres. 

La Processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) est une espèce de lépidoptères (ordre des papillons) de la famille des Notodontidae, surtout connue pour ses chenilles. Nommées d’après leur mode de déplacement en file indienne ou procession, celles-ci se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, pouvant provoquer un affaiblissement des arbres[1] et des allergies chez certaines personnes exposées aux soies des chenilles.